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Chers Amis et Chers Enfants Boker Tov,
A l’année prochaine entourés de tous ceux qu’on aime,
A quelques heures de Souccot,quelques souvenirs émus de la souccah de mon enfance ...
Alors que l’air se rafraîchissait et que les feuilles commençaient leur inexorable chute,nous passions vivre dans notre SOUCCAH….
C’était une petite SOUCCAH, modeste et sans confort…
Pas de fenêtre, pas d’eau courante, pas de climatisation ou de chauffage mobile, pas de porte…
Il fallait le plus souvent accourir de la cuisine à la SOUCCAH quand on oubliait des couverts, des verres et des plats cuisinés…
Quand il pleuvait la veille, des gouttes d’eau venaient encore nous mouiller, voire agrémenter notre repas de leur pureté…
Mais nous y étions si heureux…
C’est justement dans cette construction si aléatoire que nous nous sentions sûrs de nous.
C’est justement dans cette SOUCCAH que nous voyagions si loin dans notre passé, que nous nous sentions tellement liés au Tout-Puissant, et finalement à l’éternité.
Dans cette SOUCCAH, nous pouvions plus aisément comprendre notre attachement à D.ieu et réciproquement.
Celle-ci nous débarrassait de toute prétention, de tout luxe, de toute fioriture…
Au contraire, elle nous faisait revenir aux besoins spirituels élémentaires : nous sommes tous égaux,nous sommes tous assis dans la SOUCCAH pour se souvenir de l’essentiel.
Comme au Temple de JERUSALEM, tout le monde trouvait sa place… comme si les murs de la SOUCCAH s’élargissaient…
La famille, les voisins, les amis, tous s’y retrouvaient et dans les éclats de rires et de joie…
L’épaule de mon grand-père touchait la mienne au point où je pouvais entendre sa respiration.
Je pensais toujours à toutes les habitations febriles qu’il habitait, là-bas en terre du MAGHREB où une menace permanente pesait sur lui et les autres…
Les décorations étaient simplistes : quelques dessins, quelques fruits…
On faisait de notre mieux pour l’embellir, mais en définitif elle demeurait simple et c’était mieux ainsi.
On y chantait, on y entendait ceux des SOUCCOT voisines, leurs couverts qui s’entrechoquaient, leurs rires et leurs chants….
Comble de joie pour les enfants que nous étions, nous passions des nuits à veiller entre ces quatre murs fragiles…
On scrutait les étoiles au travers du toit de notre SOUCCAH non moins fragile que le reste. Il me semblait souvent voir D.ieu lui-même nous gratifiant de son sourire.
Mon grand-père y sirotait son thé avec délectation me contant ses aventures…
Souvent, il répétait :
« La SOUCCAH est comme l’exil, elle n’est pas confortable, mais un jour prochain, D.ieu notre père nous fera enfin entrer dans sa belle demeure »…
Aujourd’hui encore j’y crois…et vous ?
Courage,Chabbat Chalom,Hag Sameh,et de bonnes nouvelles bh
GZ

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