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Chers Amis et Chers Enfants Boker Tov,
Veille de Chabbat et quelques heures avant Roch Hachana ...
Il y a deux façons de s’excuser :
- les excuses sincères et authentiques
- les excuses égocentriques
La manière sincère est plutôt concise et conciliante :
« Je regrette de t’avoir blessé. Je m’efforcerai de ne plus jamais réitérer une telle attitude… »
C’est plutôt direct, limpide, dépourvu de tout prétexte. Ce message sera probablement bien accueilli par mon interlocuteur.
Les excuses égocentriques s’expriment différemment, à peu près comme cela :
« Je regrette, mais ce n’était pas volontaire. Ma journée a été éprouvante ce qui explique tout. Et puis je te trouve bien susceptible… »
Vous voyez, des excuses certes mais plutôt creuses. Des regrets mais plutôt timides.
Cette forme d’excuses ne peut me réconcilier pleinement avec mon interlocuteur puisque je ne reconnais pas vraiment mon erreur, comment alors pourrai-je la corriger ?
? Les effets positifs des excuses
Présenter des excuses peut être une expérience douloureuse où l’on se sent comme diminué, peut-être même humilié…
On peut considérer cela différemment…
Imaginons que mon manteau vient de se tâcher… Je me dois bien sur de l’amener au pressing. Mais y a t il une seule raison pour que cela affecte mon moral ?
Bien sur que non puisque je sais que cette tâche n’est pas devenue une composante permanente dans le tissu de mon manteau.
Le judaïsme avance l’idée que l’aveu de la faute est comparable au travail qui sera fait sur cette tâche qui vient quelque part souiller mon vêtement ou mon âme. Notre mission consiste à la ramener à son état originel… Mais une faute ou une tâche ne condamne jamais l’homme ni même le manteau…
Il faut bien faire le distinguo entre le sentiment de culpabilité destructif et celui constructif.
Le premier se traduit par un manque d’estime en soi : « je suis indigne, foncièrement mauvais, je suis donc condamné »
Le second s’exprime différemment : « je suis toujours le même, somme toute quelqu’un de bien, mais j’ai fait un mauvais choix, à moi de corriger cela dès à présent »
Nombreux sont ceux parmi nos maîtres à nous mettre en garde contre … le désespoir…
Celui-ci immobilise, fixe l’individu, le plonge dans la tristesse. Or celle-ci est une forme de révolte contre notre condition.
D… nous accorde la liberté de choix mais décide de notre condition.
Vous connaissez sans doute ce vieux Midrache qui décrit la vie de l’embryon. « Avant même de sortir du ventre de sa maman, on décide s’il sera riche ou pauvre, petit ou grand, bien portant ou maigre, etc… »
La seule chose qui est laissée à l’individu c’est la liberté.
Chacun d’entre nous a sa propre condition et chacun doit se réaliser dans celle-ci.
L’un de nos plus grands problèmes c’est que nous hommes et femmes n’acceptons pas le décor qui nous a été implanté : le pauvre aspire à la richesse, le riche cherche autre chose, le bien portant veut maigrir alors que celui-ci souffre d’une mauvaise image de lui-même et ainsi de suite.
Accepter sa condition c’est accepter sa vie…
Essayons de nous souvenir de la dernière fois où nous avons eu à nous excuser. Comment nous nous sommes sentis après avoir exprimé des regrets sincères ? Une sorte de soulagement, n’est-ce pas ?
Lorsqu’on libère les mots d’excuses on se sent comme soulagé d’un fardeau.
On a éliminé « la tache », on regarde devant soi…
? Quelque chose dans l’air
La paracha de cette semaine commence ainsi : « Voici que vous vous tenez aujourd’hui tous devant D… » (Traduction littérale).
Il s’agit selon certains commentaires de ce jour où chaque juif doit se tenir devant le créateur pour établir le bilan annuel relativement à ses qualités mais aussi à ses défauts : vous l’avez compris ce jour est celui de Roch Hachana. C’est le moment le plus adapté, c'est-à-dire celui qui précède le jugement de Kippour, pour corriger ses fautes.
Alors commençons par tous ceux à qui l’on doit des excuses. « D… lèvera les derniers obstacles devant ton cœur… » Faisons le premier pas à l’adresse de ceux dont on se prive depuis trop longtemps et lui là haut fera le reste.
Alors que nous avons entamé les Selihot depuis plusieurs jours, alors que chaque jour qui passe nous rapproche de Roch Hachana, il y a dans l’air quelque chose de particulier et de propice au pardon avec soi-même et avec les autres.
Courage,Chabbat Chalom et de Bonnes nouvelles .
Shana Tova !
GZ
 
À la mémoire de Jean Claude Moshe ben Haim Cherki zal

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