CAMPAGNE D'INSCRIPTION 2020- 2021

Présentation

Sur l’initiative de Monsieur le Grand Rabbin de France Joseph SITRUCK (alors Grand Rabbin de Marseille) et celle de parents d’élèves désireux de donner à leurs enfants une éducation de qualité, le Gan Ami a vu le jour en septembre 1979. L’école situe son fondement ainsi que son échelle de valeur dans le judaïsme traditionnel. Elle donne à l’étude de la Thora et à la pratique des mitsvoth une place centrale dans son projet. Israël est au centre de son programme pédagogique parce que c’est le lieu d’excellence indiqué par la Thora et parce que l’histoire du peuple juif s’y élabore de façon décisive au XX e siècle, mais aussi en ce début du XXI e siècle. Une scolarité au Gan Ami doit permettre à l’élève, selon son choix et ses aptitudes propres à suivre des études supérieures générales ou talmudiques en France ou en Israël...
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Chers Amis et Chers Enfants Boker Tov,

L'histoire providentielle de cette semaine évoque le destin d'un ...jardinier ! Suivez moi ...

Lorsque Marco est né, ce fut une grande joie pour sa famille : un 7ème garçon dans la tradition judéo-marocaine, autant dire : un passeport pour le paradis.

En tout cas c’était la conviction de son père ‘Hanokh PEREZ qui avait entendu cela de la bouche d’un grand rabbin de MEKNES.

Le jour de la Brit Mila fut particulièrement joyeux, des gâteaux et du vin furent servis à profusion en entonnant des chants traditionnels venus droit du Maghreb.

Puis le Rav de la famille, le Rav Amzaleg, âgé de 86 ans prit la parole :

-« Hanokh, D.ieu t’a gratifié de 7 garçons, le 7ème est tel le 7ème jour de la semaine… Aussi, je te recommande de l’envoyer à Jérusalem pour se consacrer à l’étude de la Torah. »

’Hanokh souriait poliment mais en réalité il estimait que Marco qui venait de naître, tout comme ses frères, devait apprendre un métier avant toute chose.

Tante Fortunée, la sœur de ’Hanokh qui disposait d’un magnétophone enregistra la cérémonie et les paroles prononcées par la Rav.

A l’âge de trois ans, c’est le Rav Amzaleg qui coupa les mèches de cheveux de Marco, il lui répéta : « Marco sois fort et va à Jérusalem pour étudier notre sainte Torah ».

Marco aimait le Rav Amazaleg qui l’entourait d’affection…

’Hanokh n’envoya jamais son fils à Jérusalem.

A l’âge de huit ans, Marco fut victime d’un grave accident alors qu’il se promenait à vélo.

Il passa trois jours en soins intensifs et à son réveil il déclara à son père qui était à son chevet :

-« Papa, le Rav Amzaleg m’a dit de me rendre à Jérusalem, je veux l’écouter… »

Le père pensa qu’il s’agissait d’hallucinations.

Ce jour même on apprit la disparition du Rav. Marco voulait se rendre à l’inhumation mais compte-tenu de son état de santé son père refusa.

Marco fit une scolarité médiocre, il ne fut jamais réellement intéressé par les études… Une fois adulte il souhaita devenir combattant à l’armée, mais après sa visite médicale on le lui refusa…

Il rentra chez lui désabusé et déprimé, il sombra dans un sommeil profond.

Il entendit une voix lui souffler dans l’oreille qu’il devrait demander à être jardinier dans l’armée et que cela le réjouirait lui et ses amis soldats.

Le commandant de la base militaire qui devait accueillir Marco fut heureux d’apprendre que désormais un jardinier allait se préoccuper des espaces verts de sa base. Marco s’appliqua dans son travail et bientôt il fut connu et reconnu de tous pour ses belles fleurs qui égayèrent les lieux.

Lorsque la première guerre du Liban éclata en 1981, Marco, comme d’autres fut réquisitionné pour acheminer des munitions vers le front, une tâche bien plus dangereuse, mais tellement importante.

Un jour son camion fut frappé par un missile, sa blessure occasionna plusieurs opérations, puis plusieurs mois de convalescence.

Il fut libéré de son service et trouva, après de longues recherches, un travail dans le cimetière municipal… un poste de jardinier.

En quelques mois le cimetière changea de physionomie, de temps à autre Marco compléta un Minyane ou même un Kaddich pour ceux qui ne savaient pas le faire.

Ses parents disparurent et furent inhumés dans « son cimetière ».

La vie de Marco était monotone et plutôt triste jusqu’au jour de ses 51 ans.
Ce jour-là il vit débarquer des centaines de personnes au cimetière, il apprit qu’on enterrait le fils de son Rav.

Il vit monter sur une estrade, le petit-fils de son Rav âgé d’une vingtaine d’années pour prononcer quelques paroles… Il parla de son père et grand-père, rappelant que tous deux encouragèrent les jeunes tout au long de leur vie à se rendre à Jérusalem pour y étudier.

Après l’enterrement, Marco se présenta devant le jeune Rabbin et lui raconta son histoire, la concluant avec dépit :

-« Je n’ai jamais écouté votre grand-père, je n’ai jamais été étudié à Jérusalem ».

Le rabbin le fixa et répondit :

-« Ce n’est pas bien grave, car si vous n’allez pas à Jérusalem, c’est Jérusalem qui vient à vous. Voici un cadeau, un appareil qui vous permettra d’écouter des cours de Torah (un appareil connecté) quand vous jardinerez. Soyez heureux, il n’est jamais trop tard ! ».

Marco accepta le présent et se sentit quelque part rassuré.

Le soir il rendit visite à sa vieille tante Fortunée qui ce jour-là, pour une raison inexplicable, décida de lui faire entendre un enregistrement : celui de la Brit Mila.

Marco, ému aux larmes, entendit le Rav Amzaleg dire :
-« Si vous n’allez pas à Jérusalem, Jérusalem viendra à vous… »

Dès le lendemain, Marco se mit à écouter des cours de Torah, qu’il met à profit puisque aujourd’hui il donne lui-même des cours dans son quartier.

Hasard… ou Providence ?
Je vous le demande.
Courage,Chabbat Chalom et de Bonnes nouvelles bh
GZ

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