mardi, juillet 25, 2017

LE BLOG DE GUIL ZENOU

CHASSEUR D'HISTOIRE PROVIDENTIELLES - 21.07.2017

Chers Amis et Chers Enfants,

Nous allons dans quelques heures fermer les portes de l'école pour quelques jours ...
Je vous soumets une ultime histoire providentielle "pour la route" ...Elle est exceptionnelle,impressionnante,ne la gardez pas pour vous,partagez ...

David B. mène ses affaires très rigoureusement bien secondé par son épouse Hanna qui l'aide dans la gestion quotidienne de son cabinet.

David est un architecte réputé pour son sérieux et sa probité, on peut dire que de ce fait ses revenus sont confortables. Tous deux ont longtemps attendu pour avoir l’enfant qui aujourd'hui est un jeune-homme accompli dans ses qualités, mais aussi dans ses études d'architecture. Eh oui "la pomme ne tombe jamais loin de son arbre", aiment-ils à le répéter.

Bref tout va pour le mieux jusqu'à cette soirée où, à peine quelques jours avant de conclure définitivement ses études, le jeune-homme tant aimé annonce ce qui aurait dû être une bonne nouvelle.

Benjamin, c'est son prénom, se présente ce soir là avec une jeune fille devant ses parents émus aux larmes pour les informer de son souhait de se marier.

-"Mes chers parents, voici Victorine que je côtoie depuis deux mois, c'est elle l'amour de ma vie, je veux donc vous annoncer que nous voulons nous marier assez vite !"

David et Hannah sans aucune hésitation lancent :

-"Mazal Tov, Benjamin !"

S'ensuivent quelques larmes, quelques embrassades et, alors que David s'en va chercher une bouteille de champagne, Hannah perçoit une lueur inquiétante dans le regard de son fils chéri dont elle lit les pensées comme on lirait dans un livre ouvert.

-"Mais quoi Benjamin ?un problème?"

David est de retour, tous sont assis dans le grand salon dans un silence qui précède le...tonnerre.

-"J'espère que vous comprendrez, mes chers parents, Victorine n'est pas de confession juive, et de toute façon nous avons décidé de nous passer de nos religions respectives..."

David, dont la voix n'a jamais résonné dans cette grande demeure hurle littéralement alors que Hannah fond en larmes.

-"Cela ne peut se passer ainsi ! Benjamin, tu dois réfléchir avant de décider quoi que ce soit ..."

C'est apparemment tout réfléchi puisque Benjamin claque la porte entraînant derrière lui Victorine dont le regard laisse trahir une forme de virulence.

Inutile d'insister sur le désarroi de David et Hannah qui en une soirée ont vu leur vie basculer, tant d'espoirs déçus en leur fils unique qui jusqu'alors a toujours su leur donner satisfaction .Plus les semaines passent, plus ils s'enfoncent dans une déprime profonde et destructrice .David se tourne vers des Rabbins, il multiplie les bonnes actions, distribue de la "Tsédaka" en suppliant les uns et les autres de prier pour que son fils revienne à la raison, et à la ...maison.

Mais point de nouvelles, juste des nuits sans sommeil, des larmes inépuisables qui brouillent la lumière, et une peine sourde qui menace d'avoir raison de Hannah qui se replie sur elle-même et sombre dans un mutisme des plus préoccupants.

Un vieux Rav américain dont le grand-père fut un grand Admour connu et reconnu pour son érudition et sa sagesse, est de passage dans la capitale française.

Il a entendu parler de David et Hannah par l'un de ses éminents collègues, il entreprend donc de les rencontrer.

A son arrivée, même s'il ne le connait pas vraiment, David le reçoit avec beaucoup d'attention et de délicatesse.

-"Monsieur Le Rabbin, je vais vous établir un chèque si vous voulez bien l'accepter, de même qu'une petite demande, celle consistant à prier pour une brebis égarée, mon fils", dit-il dans un soupir, avant de viser et présenter un chèque de 10.000 euros.

Le rabbin le fixe intensément, avant de rompre son silence avec éclat:

-"Cher David, je ne suis pas venu jusqu'ici pour 10.000 euros, mais plutôt pour ..1 million d'euros ! "

David est stupéfait, on le serait à moins, non ?

-"Mais Monsieur le Rabbin, vous voulez dire que pour cette somme vous feriez revenir mon fils ? Vous pouvez vous y engager ?"

-"Non, David, mais je n'accepterais pas un don inférieur à la somme que je vous ai indiquée..."

-"Mais monsieur le Rabbin, cette somme correspond à toutes mes économies, laissez-moi appeler mon épouse, je ne puis décider seul..."

Tremblant, David appelle son épouse, long silence sur la ligne téléphonique, puis Hannah annonce :

-"Donne lui ce qu'il demande, il fera revenir notre Benjamin".

David est de retour dans son bureau, le Rabbin lève son regard de son vieux livre et apprend la nouvelle, un chèque va être établi immédiatement au bénéfice de ses institutions talmudiques. Et là deuxième tonnerre :

-"Non David, pas un chèque, un virement, voici nos coordonnées bancaires".

-"Mais Monsieur le Rabbin, nous sommes des gens sérieux et crédibles !?"

-"Un virement, cher David, sinon rien."

David et le Rabbin quittent le bureau pour se diriger vers la banque où le Directeur, Monsieur Jean-François Deveroix, les accueille avec un demi-sourire qui se transforme vite en grimace à l'annonce de la nouvelle.

-"Un million, mais Monsieur David, réfléchissez, ce sont les économies de votre vie, vous pouvez faire une donation un peu plus raisonnable!"

Mais David est imperméable à cette recommandation, alors le banquier change de stratégie s'en prenant au Rabbin, l'accusant à demi-mot de profiter de la situation, jusqu'au moment où David lui intime l'ordre de cesser.

Le banquier est devant son écran, il tapote fiévreusement sur son clavier, plusieurs minutes sont nécessaires pour procéder à cette opération.

-"Voilà Monsieur David, il ne reste qu'à appuyer sur la touche "Entrée" pour valider cette opération, vous êtes sûr de vous ? Réfléchissez, de grâce !"

David confirme d'un geste expéditif, le doigt du banquier se rapproche de sa cible, le silence est lourd dans cette petite pièce ...

Au moment où le doigt va actionner le bouton, le Rav Crie :

"Stop ! Arrêtez tout ! Cet argent reste sur ce compte!"

Le banquier manque de s'étrangler, David est comme choqué, le Rav enchaîne dans un sourire bienveillant :

"Mon cher David, je voulais seulement vous éprouver, mais plus encore montrer au Tout-Puissant à quel point vous teniez à votre fils bien plus qu'à vos biens...Je peux maintenant, au nom de mon illustre grand-père intercéder en votre faveur avec un argument de taille. Voyez-vous, mon grand-père disait que si l'on aime sincèrement un juif, on peut prier pour lui et faire aboutir sa prière plus sûrement, or j'ai vu ce dont vous êtes capable pour votre enfant, et je vous apprécie, tenez voici une photo du Admour mon grand-père ."

David et le banquier sont comme tétanisés, ils n'ont pas encore eu le temps de se reprendre que le Rabbin a disparu. David, en rentrant chez lui, s'arrête en chemin, s'installe sur l'un de ces bancs publics parisiens pour récupérer de cette journée si particulière.

Lorsqu'il arrive chez lui, il constate que Hannah est déjà au lit comme tous les autres soirs depuis le départ de Benjamin.

Il s'installe sur le grand fauteuil du salon, non sans avoir pour la énième fois pris en main le grand album-photos familial: des heures durant, David scrute les images de ces moments de bonheur à jamais perdus où Benjamin fait son premier sourire, ou ses premiers pas, sa première rentrée scolaire ...et j'en passe, car David pleure.

David se réveille de sa torpeur, oui on frappe à la porte, mais quelle heure est-il ?

3 heures du matin, qui peut se présenter à cette heure ?

C'est ...Benjamin qui se jette dans les bras de son père, bientôt rejoint par sa mère.

Les larmes se mélangent, les paroles se rejoignent dans un élan de pardon ...

-"Mes parents adorés, acceptez mes excuses, pardon, pardon ...Ecoutez plutôt, ce soir D.ieu a éclairé mon chemin. En panne de voiture, j'ai appelé Victorine pour qu'elle vienne me chercher, folle de colère elle refusa en m'invitant hystériquement à appeler plutôt mes parents...

Du coup dans l'obscurité d'une route déserte j'ai compris.

De surcroît, la seule voiture qui a daigné s'arrêter abritait un vieux Rabbin, accompagné de son élève. Il comprit vite que j'étais juif, et lorsque je me suis mis à lui raconter mes déboires, il m'expliqua, en me donnant une photo que son grand-père disait que si l'on aime un juif sincèrement, on est en devoir de prier pour lui, et sans doute que notre prière sera agréée".

Le père et le fils se regardent, le père confronte sa photo avec celle de son fils ...

Ce sont ... les mêmes !

Question traditionnelle : Hasard ou Providence ? Je vous le demande ...

Je vous souhaite un bel été,de bonnes nouvelles bh ...et à bientôt.

GZ

PARACHA: MATOT & MAASSE


Michel Boujenah sur l'affaire Sarah Halimi: "ça me bouleverse !"

SOURCE: YOUTUBEONPC

VIDEO | Goldnadel : « L’Etat juif est une consolation pour la plupart des Juifs du monde entier qui ont connu la Shoah »

Benjamin Netanyahu, premier ministre de l’Etat d’Israël, était à Paris dimanche 16 Juillet pour commémorer les 75 ans de la rafle du Vel d’Hiv.

Source: Lemondejuif.info

Vel d’Hiv : le symbole de la déportation des Juifs de France sous l’Occupation

Cette rafle représente à elle seule plus du quart des 42 000 Juifs envoyés de France à Auschwitz en 1942, dont seuls 811 reviendront chez eux après la fin de la guerre

La rafle du Vel d’Hiv, le 16 juillet 1942, dont le 75e anniversaire est commémoré dimanche par le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, est devenue le symbole de la déportation des Juifs sous l’Occupation en France

Le 16 juillet et les jours suivants, à la demande des Allemands, plus de 13 000 Juifs – dont 4 115 enfants – sont arrêtés à leur domicile à Paris et en banlieue, par 9 000 fonctionnaires français, dont environ 5 000 policiers sous les ordres de René Bousquet, chef de la police de Vichy.

Entassés dans des autobus, 8 160 personnes, y compris les vieillards et les malades, sont conduits au stade du Vélodrome d’Hiver, sur le quai de Grenelle, rue Nélaton dans le 15e arrondissement de la capitale.

Le 22 juillet, elles sont évacuées vers les camps de Drancy (Seine Saint-Denis, banlieue nord), Pithiviers et de Beaune-la-Rolande (Loiret, à une centaine de km au sud de Paris) puis envoyées en camps d’extermination. Quelques dizaines d’adultes seulement survivront.

L’armistice signé en 1940 obligeait la police française à exécuter les ordonnances de la puissance occupante. La police du gouvernement de Vichy devient ainsi un bras armé des Allemands. Lors de la rafle, le nombre des personnes arrêtées a été bien inférieur aux attentes des Allemands. Des fuites dans la police ont permis à beaucoup d’y échapper.

Cette rafle représente néanmoins à elle seule plus du quart des 42 000 Juifs envoyés de France à Auschwitz en 1942, dont seuls 811 reviendront chez eux après la fin de la guerre.

De Gaulle, à la Libération puis lors de son retour au pouvoir de 1958 à 1969, et ses successeurs à l’Élysée, jusqu’au socialiste François Mitterrand, se refusent à reconnaître la responsabilité de la France dans la déportation des juifs.

Pour eux, il n’y eut, durant l’Occupation allemande, qu’une seule France légitime, celle de la France libre représentée par de Gaulle, en exil à Londres.

Mais les travaux des historiens, la parole libérée des survivants et les procès d’Adolf Eichmann en Israël, de Klaus Barbie, Paul Touvier et Maurice Papon en France, contribuent à faire progressivement évoluer l’attitude des autorités françaises.

Le président François Mitterrand instaure en 1993 une « journée nationale commémorative des persécutions racistes et antisémites commises sous l’autorité de fait dite ‘gouvernement de l’État français’ (1940-1944) ». Cette commémoration est fixée à la date anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv.

Puis, pour la première fois au plus haut sommet de l’État, un président, Jacques Chirac, reconnaît la responsabilité de la France dans les déportations de Juifs. « Oui, la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’État français », dit-il le 16 juillet 1995.

En juillet 2012, le président François Hollande va plus loin dans la repentance : « la vérité, c’est que ce crime fut commis en France, par la France ». Il soulève la critique de responsables de droite (Henri Guaino) comme de gauche (Jean-Pierre Chevènement). Au Front national, on appelle à « cesser de culpabiliser les Français ».

En avril 2017, en pleine campagne électorale pour la présidentielle, Marine Le Pen, la candidate FN à l’élection, redit que « la France n’est pas responsable du Vel d’Hiv ».

Source:THETIMESOFISRAEL

CHASSEUR D'HISTOIRE PROVIDENTIELLES - 14.07.2017

 

Chers Amis et Chers Enfants Boker Tov,
Pour ceux qui seraient tentés d'être déçus par leurs enfants quand ils sont "vifs",petite piqûre de rappel ...

« Je n’en peux plus de lui » répétait-elle souvent ! »
Ils l’observèrent dans un silence lourd de contrariété.
« Dis-moi ce que je fais de lui ? Il ne me laisse aucun moment de répit. Il se met en danger, il met en danger les autres, il me met hors de moi, c’est lui ou moi. En fait, je ne sais même pas pourquoi je parle ? Regarde-le simplement ! ».
« Il » était âgé de 8 ans et portait le prénom de Nathi. Le parc était rempli d’enfants, mais on ne voyait et n’entendait que lui. Alors que les autres faisaient de la balançoire ou jouaient dans le bac à sable, lui faisait tout à la fois, courant, bousculant, hurlant…
C’en était même épuisant de l’observer. D’un air dépité, la maman s’adressa de nouveau à son papa : « que fait-on ? ».

La réponse, non moins fataliste, ne tarda pas :

« Que veux-tu que je fasse ? Que je le traîne jusqu’à la maison comme l’autre jour ¸que de nouveau il fasse opposition en s’agitant, en criant ? Je ne peux régler son problème ! ».

Le « Problème » était préoccupé à effrayer d’autres enfants, une maman venait de le réprimander.
« Que fait-on ? » insista la maman.
Une réaction pour le moins inattendue se fit entendre du banc public voisin :
« Je peux vous dire ce qu’il ne faut pas faire ! ».

Le vieux monsieur, tenant une vieille pipe, sourire aux lèvres, poursuivit :
« Ce que vous faites là c’est une mauvaise lecture de ce que vos yeux voient de cet enfant qui un jour vous donnera de la satisfaction. »

Les parents se regardent et, d’une seule voix, interrogent le monsieur :

« Comment notre Nathi pourrait nous donner satisfaction et surtout quand ? »
Entre temps notre vieux monsieur est rejoint par plusieurs personnes de son âge, ils se saluent chaleureusement avant de reprendre :

« Voyez-vous j’ai connu il y a de cela 65 ans un Nathi, semblable au vôtre, il s’appelait Yankele mais tout le monde le surnommait Demi-Zloti… Pourquoi ? Et bien parce qu’il était si pénible, agité, tourmenté, qu’un jour sa maman dit qu’elle était disposée à le vendre pour un Demi-Zloti… C’était une pièce polonaise d’une valeur minime à l’époque.

Bien sûr aux yeux de la maman cette affirmation n’était pas sérieuse mais Yankele était persuadé à l’âge de 8 ans que sa maman était prête à s’en séparer pour pas grand-chose – Demi-Zloti faisait les 400 coups, chez lui, dans la rue et à l’école…

Son seul allié était son papa qui n’avait de cesse de lui répéter, mais de le faire aussi auprès de ses « victimes » : un jour Yankele donnera satisfaction.

Quelques jours avant que n’éclate la seconde guerre mondiale, Demi-Zloti fut renvoyé de son école car son attitude était incompatible avec les règles scolaires.
Pourtant en tant qu’enfants nous savions que Yankele avait un bon fond. C’était celui qui était le plus serviable, le plus généreux malgré ses « maladresses ». Puis la guerre éclata…

Deux mois après l’invasion de la Pologne par les nazis, nous vîmes peu à peu notre vie se détruire : notre village, quartier, maison, école, nos jeux…
Nous fûmes transférés au Ghetto sans ménagement. Les premières semaines nos parents improvisèrent une classe d’étude pour nous accompagner. Mais un jour notre maître ne se présenta pas.
« Demi-Zloti » prit les commandes nous enjoignant à partir à sa recherche, nous finîmes par le trouver. Comme d’autres, avant et après lui, parmi les corps gisant dans une petite ruelle, il avait été exécuté pour des raisons demeurées à jamais inconnues.
Après l’avoir pleuré quelques minutes, Yankele lança des directives : « Mes amis on ne peut pas le laisser ici, transportons le au cimetière improvisé du Ghetto ». Notre maître fut inhumé conformément au la loi juive grâce à la persévérance de Yankele. Ce jour-là nous perdîmes l’innocence de notre âge.

Dès le lendemain de ce drame dans le grand « désordre » de cette guerre, Yankele entreprit d’organiser la classe.
« Nous allons trouver un endroit où nous pourrons continuer à étudier comme des enfants de notre âge. À tour de rôle chacun d’entre nous préparera, selon ses compétences, un cours dans une matière… »
Un chef était né, personne ne discuta devant Demi-Zloti qui, définitivement, s’émancipa de son surnom.
Ainsi, le jour suivant, les 15 enfants qui composaient cette classe se réunirent pour étudier des mathématiques et de la Torah. Yankele, lui, s’échappait souvent pour nous ramener la nourriture qui devint de plus en plus rare.
Un jour les nazis lancèrent un appel pour que l’on réunisse au centre du Ghetto tous les enfants. Yankele prit la parole :
« Mes amis, personne d’entre nous ne devra répondre à cet appel. On peut deviner l’intention des nazis, ce sont nos ennemis et sans doute ont-ils l’intention de nous séparer de nos parents, cachons-nous dans le sous-sol d’un bâtiment désaffecté que j’ai localisé… »
Un seul enfant prénommé Shlomo ne se plia pas à cette recommandation, on ne le vit plus jamais puisque le jour du prétendu rassemblement les nazis déportèrent les enfants vers le camp d’Auschwitz.
Lorsque nous rejoignîmes nos parents deux parents deux jours plus tard, Yankele fut porté en triomphe. Sa maman lui exprima sa reconnaissance et son père en fut tellement fier. Mais après quelques semaines, lors d’une nouvelle rafle, ce sont nos parents qui furent déportés.
Yankele, en apprenant la nouvelle, s’isola et pleura longuement, avant de revenir devant notre classe :
« Ceux qui seraient tentés de douter des visées des allemands, de leur plan, doivent bien comprendre que leur unique objectif est de nous détruire. Nous devons raisonner différemment tout en implorant D.ieu et nous sortir de cet enfer ».

Finalement c’est ce Yankele, dans son raisonnement personnel, dans son ardeur, dans son arrogance, dans sa précipitation pour réagir, qui comprit l’attitude à adopter la plus juste face au danger ! Alors que toutes ces caractéristiques lui étaient reprochées auparavant dans une vie antérieure.

Nous vécûmes les semaines suivantes dans des cachettes improvisées par Yankele.
Un jour les nazis informèrent de leur intention de faire sauter le Ghetto, ils indiquèrent une date et une heure où tout le monde devait se rassembler pour éviter une mort assurée.
Yankele s’adressa à nous dans ces termes :

« Cette fois, nous sommes contraints d’exécuter les ordres des nazis. Mais à la première occasion après ce rassemblement nous prendrons la fuite ».
Le jour du rassemblement arriva, nous fûmes entassés dans un wagon à bestiaux. La porte à peine fermée, Yankele commença à y creuser une voie de passage avec un couteau qu’il réussit à dissimuler sur lui. Après deux heures de voyage, il ordonna à tout le monde de sauter du train en marche en pleine campagne polonaise, nous fixant un rendez-vous à l’entrée d’une forêt visible depuis le train.
Notre confiance en lui était si inébranlable que nous nous exécutâmes les uns après les autres, et par la grâce de D.ieu nous nous retrouvâmes tous sans exception au point fixé, avec des blessures - plus ou moins importantes - mais qui ne laissèrent aucune séquelle.
Nous vécûmes dans la forêt durant 16 mois jusqu’à la fin de la guerre.

Yankele organisa notre vie : chasse aux animaux, habitations de fortune, et j’en passe.
Lorsque nous retournâmes dans notre village nous comprimes bien vite que notre vie ne serait plus possible sur cette terre maudite.
Nous nous rapprochâmes, toujours par l’intermédiaire de Yankele, de l’un des nombreux émissaires sionistes pour préparer notre départ vers la Terre Sainte en 1946, il n’y avait pas d’État d’Israël, et les britanniques qui détenaient un mandat sur la Palestine empêchaient les bateaux chargés de Juifs de débarquer au port de Haïfa.
C’est l’un de ces bateaux qui néanmoins nous transporta vers notre nouvelle vie.
Mais à l’approche de Haïfa, un navire britannique bloqua notre passage. Les soldats britanniques qui prirent possession de notre bateau furent pris à parti, s’ensuivirent des bagarres, l’un d’entre nous tomba dans la mer blessé par une balle dans son pied, et qui sauta pour le secourir ?
Oui Yankele… Mais Yankele n’était pas un bon nageur et, lorsqu’il fut repêché, avec son camarade, il était affecté par des problèmes respiratoires.
Tous deux furent débarqués d’urgence et acheminés vers l’hôpital de Haïfa.
Yankele était conscient et dit à son camarade, entre autres, qu’il regrettait que son père ne put le voir sortir de l’enfer nazi, et regarde la terre sainte.
Il pleurait beaucoup alors que c’est son camarade qu’il avait sauvé qui avait essuyé un tir et une balle dans le pied. Yankele sentait la mort venir à lui, il demanda à son ami de faire inscrire sur sa tombe un message posthume :

« Ici est enterré demi-zloti Yankele. Ne perdez jamais confiance en vos enfants, ils finiront par vous donner satisfaction à la condition que vous y croyiez ».
L’ami pleura en écrivant le message, et Yankele s’éteignit… »

Le vieil homme marqua une pause, la voix étranglée il ajouta !
« Voyez-vous, mes amis, ceux qui nous rejoignent depuis 1 heure se retrouvent une fois par an, pour commémorer la mémoire de Yankele, le cimetière est juste en face, et moi je suis le camarade qu’il a sauvé d’une mort sûre ».
Tout le monde pleura, les parents de Nathi, cette classe, terrain de l’action héroïque de Yankele, et c’est à ce moment précis qu’on entendit la voix d’un enfant : « Papa, maman, pourquoi pleurez-vous ? »
C’est Nathi, ses parents l’étreignent, le couvrant de baisers :
« Nous croyons en toi, notre Nathi, tu nous donneras satisfaction avec l’aide de D.ieu… »
Rencontre providentielle entre le passé et le présent qui débouche sur un futur plus prometteur, non ?
Courage et Chabbat Chalom,
GZ

Video : Le réveil d'un Juif au matin

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[Vidéo] Alerte Voyage : n’allez surtout pas en Israël ! … vous pourriez ne jamais vouloir repartir

flag 186476 640Une nouvelle vidéo fait le tour des réseaux sociaux depuis quelques jours, donnant aux visiteurs une “alerte de voyage” : n’allez pas en Israël… vous pourriez ne jamais vouloir repartir.
La vidéo montre des clips de sites historiques et de magnifiques paysages, la culture, la tolérance et l’acceptation de tous, la mise en avant des femmes d’Israël, etc.
La vidéo montre l’opposé de ce que les gens entendent généralement dans la presse sur notre pays.
Déjà des millions de vues…

Traditions entre le 17 Tamouz et le 9 Av

 

 

 

 

 

SOURCE: YOUTUBE /RAV TOUITOU

"Confidences secrètes sur mon père, Rav Kanievsky !"

La fille du Gaon Rav Kanievsky, la Rabbanite Ruth Tsivion, relate dans un nouvel ouvrage passionnant, « Beth Imi », ses souvenirs d’enfance au foyer de ses remarquables parents.

« Le troisième appartement de papa et maman, au 23 rue Rachbam dans le quartier ‘Hazon Ich, où habite papa jusqu’à aujourd’hui, est l’appartement où nous avons vécu nos années d’enfance, et j’en ai de nombreux souvenirs », relate la Rabbanite Tsivion.

« Jusqu’à ces dernières années, ce logement ne contenait que deux pièces : l’une était la chambre des parents, et la deuxième, était à "usage multiple", c’était le salon, la pièce où étudiait papa ; la chambre d’enfants, en fait c’était toute la maison… dans cette petite pièce dormaient six enfants, et avec la table et le Stender, il ne restait pas un brin de place. En-dehors de ces deux pièces, il n’y avait qu’une toute petite cuisine et une toute petite entrée. Cet espace était totalement exploité : il y avait une petite table, mise à notre disposition lorsque papa étudiait dans la pièce attenante, la bibliothèque, et la nuit, deux enfants y dormaient. 

Dans cette maison, nous avons tous grandi : ‘Hanna, Léa, Avraham Yéchayahou, moi, Chlomo, Brakha, Dina et Its’hak Chaoul - et nous ne nous sommes jamais sentis à l’étroit chez nous », poursuit la Rabbanite.

« Cette promiscuité n’a pas remis en cause la grande joie de vivre qui régnait dans notre foyer. Au contraire, elle incarne une place centrale dans les souvenirs d’enfance agréables qui m’accompagnent jusqu’à aujourd’hui. J’entends encore le son agréable de l’étude de papa, assis à côté du Stender à côté de mon lit, révisant les pages de Guémara, que ce soit le soir en rentrant du Kollel ou tôt le matin, lorsque seule sa voix rompait le silence. »

Papa réussissait à nous endormir chaque soir

La Rabbanite relate la manière dont son père, Rav Kanievsky, les endormait : « Papa réussissait à nous endormir chaque soir, écrit-elle, en rentrant du Kollel, il nous trouvait dans sa chambre - la nôtre, nous sautions sur les lits et les matelas… Il vérifiait que nous avions prié Ma’ariv, lu le Kriat Chéma’ du coucher, et préparé le récipient pour la Nétilat Yadayim du lendemain matin. Il organisait ensuite un tirage au sort pour déterminer qui aurait le privilège de réciter la Brakha de Hamapil. Il organisait le tirage au sort à sa façon - en employant les noms de traités : il choisissait l’un des enfants et commençait à énumérer les noms des traités à partir de lui : Brakhot, Péa, Dmaï, Klaïm, Chevi’it, Teroumot, Ma’asserot, Ma’asser Chéni, ‘Hala, ‘Orla, Bikourim. Celui qui tombait sur "Bikourim" gagnait le tirage (avec le temps, nous avons appris à deviner qui serait le gagnant…). L’heureux gagnant avait le privilège de réciter la Brakha en premier, à laquelle nous répondions tous "Amen", puis un nouveau tirage au sort était organisé pour le prochain, jusqu’à ce que le dernier des enfants soit au lit…

Après avoir lu la Brakha de Hamapil, il est interdit de parler, mais on communiquait avec les mains et les sons « Nou, Nou », nous en profitions bien, se souvient la Rabbanite avec nostalgie. Papa éteignait la lumière et entrait dans la cuisine pour prendre le repas du soir avec maman, et une fois que nous nous étions endormis, il revenait dans la chambre, allumait la lumière et s’asseyait pour étudier.

Papa était pointilleux sur notre préparation du Nagel Wasser (l’eau pour l’ablution matinale) près du lit, pour se laver les mains au moment du lever, et, de ce fait, en-dehors des lits et des matelas, la pièce était remplie de récipients d’eau à côté de chaque enfant. Il avait même organisé une fois un concours : l’enfant qui se rappellerait de préparer le Neguel Wasser pendant un mois entier, recevrait une récompense. J’ai réussi et j’ai gagné le premier tome de « Péer Hador » sur le ‘Hazon Ich, qui venait d’être édité », revient la Rabbanite sur ses souvenirs d’enfance.

Chaque soir, mon père allait se coucher à 22 heures

« Chaque soir, à 22 heures, mon père lisait le Kriat Chéma’ et se couchait, relate la fille du Rav Kanievsky. A deux heures et demie du matin, il retournait dans la bibliothèque (la chambre des enfants…). Il transférait une partie des enfants dans son lit pour faire de la place à sa ‘Havrouta qui venait étudier avec lui. Au fil des ans, mon père étudia avec différentes ‘Havroutot, et il était pointilleux sur leur heure d’arrivée.

A propos de la rigueur de papa sur le respect  des Sédarim (sessions d’étude), mon père prescrivit un jour à l’un de ses élèves qui écoutait ses cours sur le Talmud Yérouchalmi, de ne pas manquer un seul de ses cours. Papa lui expliqua que, parfois, l’homme mérite une punition et tombe malade, mais s’il tient à ne pas manquer son cours, quelles que soient les circonstances, il est fixé du Ciel qu’il ne tombera pas malade. Ce même élève raconta qu’il avait pris soin de ne pas manquer un seul cours. Et, en effet, pendant ces années-là où il assista au cours, il ne tomba pas une seule fois malade, si ce n’est le vendredi et le Chabbath lorsque le cours n’avait pas lieu. »

On se réveillait au son de la voix de papa, orné de son Talit et de ses Téfilines, lisant les Prophètes avec les cantillations

« Tôt le matin, proche de l’heure du lever du soleil, papa descendait  à la synagogue pour la prière de Cha’harit », relate la Rabbanite, et précise que son père est pointilleux d’accomplir toutes les Mitsvot dès le moment où il est possible de le faire, dans l’esprit de l’adage : « Les zélés accomplissent les Mitsvot le plus tôt possible. » C’est la raison pour laquelle il prie chacune des Téfilot dès l’heure où il est possible de les réciter. « A son retour, il s’asseyait à côté de nos lits dans la bibliothèque, portant le Talit et les Téfilines, et lisait les Prophètes avec les cantillations », poursuit-elle.

« L’agréable mélodie des versets des Prophètes chantée chaque jour alors que nous étions encore endormis était une sorte de doux rêve pour nous. Jusqu’à aujourd’hui elle résonne à nos oreilles, et nous en avons la nostalgie ! A cette heure-là (qui en été était très tôt), la journée commençait dans notre foyer. Nous nous levions, faisions Nétilat Yadayim, et puisque papa veillait à ne pas étudier la Torah tant qu’il restait dans la pièce de l’eau de la Nétila, nous nous hâtions de l’évacuer. Nous arrangions les lits rapidement pour que papa puisse continuer à étudier dans une chambre rangée. »

Ces propos sont extraits d’un nouveau  livre dont la lecture est recommandée, « Beth Imi ».

Source:

Torah Box
L'association de diffusion de la Torah dans le monde francophone www.torah-box.com