CAMPAGNE D'INSCRIPTION 2020- 2021

Présentation

Sur l’initiative de Monsieur le Grand Rabbin de France Joseph SITRUCK (alors Grand Rabbin de Marseille) et celle de parents d’élèves désireux de donner à leurs enfants une éducation de qualité, le Gan Ami a vu le jour en septembre 1979. L’école situe son fondement ainsi que son échelle de valeur dans le judaïsme traditionnel. Elle donne à l’étude de la Thora et à la pratique des mitsvoth une place centrale dans son projet. Israël est au centre de son programme pédagogique parce que c’est le lieu d’excellence indiqué par la Thora et parce que l’histoire du peuple juif s’y élabore de façon décisive au XX e siècle, mais aussi en ce début du XXI e siècle. Une scolarité au Gan Ami doit permettre à l’élève, selon son choix et ses aptitudes propres à suivre des études supérieures générales ou talmudiques en France ou en Israël...
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Chers Amis et Chers Enfants Boker Tov,

Dans un sens ou dans l'autre faisons attention à nos enfants ...Suivez nous pour une nouvelle histoire authentique.

Amalia est une jeune fille de 14 ans dotée d’une personnalité pour le moins affirmée… Elle a autour d’elle une petite cour, 4 filles qui la suivent et lui obéissent au doigt et à l’œil.

Même ses enseignantes sont partagées à son sujet : certaines pensent qu’elle est tout simplement « entière », d’autres -dont Sarah, une enseignante en fin de carrière- lui prédisent des problèmes à venir…

Lorsqu’Amalia atteint l’âge de 15 ans elle se passionne pour la psychologie et s’autoproclame « ingénieur en sciences humaines ».
Elle commence alors à mener des expériences, entourée bien sûr de ses «courtisanes ».

La première expérience consiste, avec ces dernières, à emprunter un ascenseur, mais dos tourné aux portes…
En quelques minutes, elle constate que tous ceux qui prennent l’ascenseur finissent par se positionner dos aux portes, ce qui bien sûr n’est pas logique.

Autre expérience : dans la cour de récréation avec ses camarades, elle se met à scruter le ciel en faisant mine d’y apercevoir quelque chose. Quelques minutes plus tard, des dizaines d’élèves en font de même.Sa conclusion est que tous les humains souffrent du
« syndrome du troupeau ».

Puis un jour Amalia expose une nouvelle idée à ses amies… Elle prétend pouvoir prendre en charge la fille la plus réservée de la classe, celle dont personne ne se préoccupe, pour en faire la fille la plus populaire de la classe !

Le défi est lancé, Amalia demande la plus grande discrétion autour de ce scénario et réclame à ses camarades un nom, celui de « l’heureuse élue », ajoute-t-elle. Les filles se concertent avant de lancer. « Marthe ». À l’annonce du prénom, Amalia a presque du mal à dissimuler son embarras, mais comme toujours, elle finit par montrer son assurance : « Marthe dites-vous, et bien soit ! ».

Dès le lendemain, en entrant dans la classe Amalia avance en direction de Marthe, plongée dans un cahier, elle fait tomber l’un de ses cahiers… Marthe se précipite pour le ramasser, et le remet à Amalia qui ne manque pas de la remercier très chaleureusement. Marthe en est émue car Amalia est estimée de tous… L’après-midi, au départ de l’école, Amalia rejoint Marthe sur le trottoir opposé :

- «Où habites-tu ?"

La voix tremblotante, Marthe répond :

- «Je ne rentre pas chez moi… Je me rends au centre culturel du quartier où je suis bénévole-volontaire pour aider des enfants handicapés ».

Amalia est surprise, presque prise de court, elle propose de se joindre à Marthe… Au cours de cet après-midi, elle la découvrira : Marthe est un concentré de grâce et de gentillesse. Elle est de surcroit cultivée, et semble être dotée d’un humour fin et léger…

Le surlendemain, toute « la cour » accompagne Amalia et Marthe et, en quelques heures seulement, celle-ci quitte son statut de « paumée »
pour accéder à celui d’une fille «populaire »…

Cela ne la transforme pas, elle reste simple et humble, tant au niveau de sa tenue vestimentaire qu’au niveau de son attitude ou de son langage…

Marthe ressent bien que quelque chose se passe autour d’elle, l’attention qui lui est accordée lui donne une assurance personnelle qui lui faisait défaut… Mais elle demeure une fille respectueuse et bienveillante.

La première anicroche intervient à l’occasion de Pourim. Amalia décide d’un déguisement unique pour toutes les filles… Marthe préfère un accoutrement plus discret. Amalia explose mais tout de même dans « la retenue ».

Le second accrochage sera, lui, bien plus dramatique.

Sarah, l’enseignante, s’apprête à prendre sa retraite, et Marthe souhaite lui organiser une fête, mais c’est sans compter avec Amalia qui voue une haine farouche à celle qui l’a toujours considérée avec méfiance.

Amalia somme Marthe de renoncer à son idée… Devant son refus poli, mais non moins ferme, Amalia révèle à Marthe qu’elle n’est que l’objet de son expérience… Marthe est choquée.

Amalia ajoute d’un ton menaçant : « Si tu ne renonce pas à cette idée stupide, je raconte à toute la classe ! »

Marthe se lève péniblement, lance un dernier regard à celle qu’elle aimait sincèrement avant de la quitter…

Le lendemain, Marthe ne vient pas à l’école… Mais le surlendemain, lorsqu’elle pénètre la salle de classe, tout le monde observe ses traits fatigués et sa démarche hésitante… Elle demande à s’adresser à ses camarades, Amalia comprend que Marthe va annoncer à la classe que la fête prévue en l’honneur de l’enseignante Sarah est annulée.

Marthe regarde ses camarades puis, la voix brisée, s’explique :

« Mes amies, je suis peinée de vous l’apprendre, mais nous avons toutes été l’objet d’une expérience consistant à me transformer en quelqu’un de « populaire » comme vous dites… Je suis là pour vous dire que la nouvelle Marthe est morte, il n’y a jamais eu de nouvelle Marthe d’ailleurs…
J’organise une fête en l’honneur de Sarah ce soir à 20h00, libre à vous de venir ou pas, Sarah nous a toujours portées à bout de bras et elle mérite qu’on lui accorde cette attention. Je n’ai jamais cherché à m’imposer à vous, mais apparemment quelqu’un s’en est chargé. S’il est vrai que certaines nuits je demandais au Tout Puissant de m’aider à être acceptée de vous, jamais je ne vous aurais trompées.
Merci les filles pour tout, pour les moments de partage et de joie.
Notre peuple ne se caractérise-t-il pas par sa capacité à s’unir, malgré les différences ? »

Marthe, les yeux emplis de larmes, quitte la salle. Les jeunes filles s’observent avant de se tourner vers Amalia qui, elle, ne peut soutenir leur regard.

Les unes après les autres, elles quittent la salle pour rejoindre Marthe. Elles courent à présent et la rattrapent. Amalia, restée seule, se laisse tomber sur une chaise et, pour la première fois, pleure. D’un sanglot profond et sincère, réalisant ses erreurs…

La fête en l’honneur de l’enseignante Sarah aura bien lieu, et en présence de toute la classe, oui toute la classe sans exception ! Amalia comprise puisque c’est Marthe qui ira la chercher, la raisonner, la rassurer…

A méditer
Courage,de bonnes nouvelles bh et Chabbat Chalom!
GZ

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